Bernard Désormières

Vendredi 26 avril 16h00 : ciné-concert de courts-métrages muets mis en musique par Bernard Désormières au piano (durée une heure) suivi d’un goûter ; salle des fêtes de l’Isle-Jourdain (à partir de 3 ans, entrée libre)

 

Samedi 27 avril 15h-18h00 : piano-bar, avec Bernard Désormières et les musiciens du public qui le souhaiteront ; salle des fêtes de Luchapt (Entrée : 6 euros comprenant une boisson)

 

 

Bernard Désormières,  pianiste

 

Après un cursus musical complet au conservatoire de Montluçon, où il obtient un premier prix de piano en 1963, le Montluçonnais Bernard Désormières poursuit des études d’ingénieur à L’INSA de Lyon, puis à l’institut des Etudes économiques  de cette même ville (IAE), tout en continuant ses études musicales pianistiques classiques auprès de Madame Simone Daubian du conservatoire de Lyon, puis du compositeur  Bruno Pietri ; Il se produit à la salle Rameau à Lyon dès 1964, puis en Allemagne,  en jouant un concerto de piano de Haydn avec un orchestre allemand de Karlsruhe ainsi qu’ une création du compositeur  Bruno Pietri.

 

 C’est dans les caves de Jazz lyonnaises Lyon qu’il découvre le jazz dès 1963, et qu’il commence à s’y produire dans des petites formations locales.

 

Tout en exerçant son métier d’ingénieur  pendant plus de quinze ans, à Montluçon puis à Paris, il continue et développe son activité de jazzman avec des musiciens régionaux de Montluçon et surtout de Clermont Ferrand, en particulier les frères Pierre et Marc Verne avec lesquels  il grave ses premiers albums « Climats » et Jadizz » qui reçurent un accueil très chaleureux de la critique (Jazz Hot, Jazz Magazine…)

 

Après avoir remporté en 1979, le concours de jazz à Reims « Jazz Jamboree », il se fait connaître dans la France entière, et en 1983 décide d’interrompre sa carrière d’ingénieur pour se consacrer entièrement la musique.

 

Depuis, il ne cesse de se produire sur les grandes scènes de jazz européennes, mais aussi dans les salles de concert classiques les plus prestigieuses (Cortot, Gaveau…) dans des programmes extrêmement originaux et novateurs mêlant harmonieusement  l’improvisation, le répertoire classique et le jazz.

 

Il a été le partenaire de très nombreux grands jazzmen et est un accompagnateur recherché, notamment dans le répertoire classique (chanteurs lyriques du baroque au contemporain , musique de chambre…) et dans la musique de variétés, les comédies musicales et  les « musiques du monde » ….  Bernard Désormières  a également beaucoup travaillé le répertoire de piano à quatre mains, notamment avec les pianistes Bernard Job, Yves Henry et Corinne Fischer.

 

Outre de fréquentes Master Classes dans de grands conservatoires (Tours, Villeurbanne, …), Il a enseigné le jazz et l’improvisation pendant plus de 20 ans à l’école  INFIMM /CIM à Paris  et également au Conservatoire de XIème arrondissement de Paris.

 

Parallèlement à cette activité strictement musicale, Bernard Désormières est également journaliste ; après 20 ans de collaboration avec le magazine « PIANO »de La Lettre du Musicien,(articles sur le marché du pano et articles pédagogiques sur le jazz),  il a travaillé pendant huit ans pour les magazines « PIANISTE » et « CLASSICA »,  en tant que spécialiste de la facture du piano , pour lesquels il a réalisé plus de 250 bancs d’essais de pianos et de claviers numériques, tests  qui font référence dans la profession…) ;il a visité la totalité des usines de pianos européennes. Sa formation d’ingénieur combinée à son métier de pianiste « tous styles « lui a permis cette activité très spécialisée.  A ce titre, et également comme pianiste, il est invité régulièrement à participer à des émissions de radio notamment sur France Musique et France Culture, et donne des conférences pour « Europiano ». 

 

Compositeur, il est édité chez Van de Velde (collections « Piano à portée de mains », « Alphastyles »…), et il a réalisé une quinzaine de musiques de films documentaires, en improvisation derrière image…

 

Il s’est déjà fait entendre dans toute l’Europe, mais aussi au Maroc, en Egypte, en Syrie, et dans les principaux clubs de jazz européens. Très récemment, il s’est produit plusieurs fois au « Bal Blomet » à Paris, nouveau haut lieu du jazz actuel ; on a pu également l’entendre le  25 novembre dernier, comme chaque année, en piano solo à la Salle Cortot à Paris, dans un répertoire classique articulé autour d’œuvres de Grieg et Tchaikowsky , et le 23 Décembre à Macon, dans un répertoire classique entièrement différent  pour la Société de Musique de chambre du Val de Saône ...

 

Un artiste au toucher extrêmement contrasté, lié à un remarquable sens de la sonorité du piano et à une parfaite connaissance de l’instrument :

 

« C’est à nos oreilles un artiste majeur. Improvisateur accompli, il possède l’art de rendre à leur mystère les prétendues évidences du jazz… Sous ses doigts, l’inouï sourd par delà le familier » (Jazz Magazine ).   

 

 

Bernard Désormières au Centre Culturel Suédois

Par Alexandre Sorel / Mardi 26 septembre 2017

 

Le 25 septembre, notre collaborateur à Pianiste, Bernard Désormières donnait un récital au Centre Culturel Suédois, à Paris.

 

Les lecteurs de Pianiste connaissent bien le nom du responsable de la facture instrumentale de notre magazine. Bernard Désormières est aussi un remarquable pianiste de jazz, créateur et improvisateur. Son récital au Cercle Culturel Suédois à Paris, associait répertoires classiques et jazz. Un moment de musique étonnant car il joua des pièces classiques puis, après une brève transition, il en varia les thèmes et les harmonies dans un style de jazz, selon sa propre invention.

Le passage d’un univers à l’autre se fit toujours en finesse et le résultat musical se révéla saisissant. C’est à peine si l’on distingua le glissement de L’Automne de Tchaïkovski vers le célèbre thème des Feuilles mortes,tour de passe-passe au demeurant parfaitement justifié, tant par la Saison que par l’harmonie et le caractère musical. Quand au Petit Bergerde Debussy, il descendit dans la vallée Round about Midnight, côtoyant Thélonious Monk avec le plus parfait naturel. Les oreilles des auditeurs se remplirent d’étoiles.

Bernard Désormières tout en étant un jazzman doué d’un swing envoûtant, renoue avec la tradition des pianistes “classiques-inventeurs”, qui savaient improviser sur le champ des variations, ou broder sur une basse continue.

Un pianiste rare qui connait la musique et le piano sous toutes ses multiples facettes.

 

Alexandre Sorel

 

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CONCERT à la Salle Cortot  , le Dimanche 11 Octobre 2015, à 11h00

 

Bernard Désormières , piano

 

 

 

UN AUTOMNE EN EUROPE

 

Bach, Scarlatti, Mozart, Beethoven, Schubert, Schumann, Chopin, Liszt, Mendelssohn, Grieg, Tchaikowsky, Debussy, Satie, Ravel, Fauré, Séverac, Albeniz, Granados, ...

 

Le pianiste Bernard Désormières n'est pas simplement un pianiste de jazz et un improvisateur reconnu; il jouera  ce soir , dans le respect de la grande tradition d'interprétation, de nombreuses pièces du grand répertoire classique dont les titres sont parfois similaires , mais composées à des époques  et dans des pays différents.  Les pièces choisies par le pianiste, de Bach à Bartok, et regroupées par thême, sont souvent des "miniatures" afin de permettre un programme d'une grande diversité .

 

 

CRITIQUE DE CE CONCERT DANS LA LETTRE DU MUSICIEN N°469 Deuxième quinzaine   d’Octobre 2015

 

Le tour d’Europe de Bernard Désormières, Salle Cortot

 

C’est avec un récital de Bernard Désormières que s’est ouverte la saison de la série Autour du Piano, initiée par Hervé Archambeau, son directeur artistique. Dans l’écrin de la salle Cortot, le pianiste a montré que sa palette ne se limitait pas au jazz et à l’improvisation, styles dans lesquels sa réputation est bien établie.

 

 

 

Le programme (intitulé « Un automne en Europe ») jouait les correspondances entre les genres et les époques, avec pas moins d’une quinzaine de pièces du grand répertoire. (Romance sans paroles de Mendelssohn, nocturnes de Chopin, Grieg et Field, Arabesque de Schumann et Debussy…).

 

Le risque était de tomber dans le  pot-pourri, mais le concertiste avait habilement construit la progression de son récital, les œuvres s’éclairant mutuellement dans une confrontation stimulante .

 

Le jeu de Bernard Désormières sert avant tout la musique, avec une autorité naturelle (notamment dans les découpes rythmiques chez Granados ou Bartok ), sans pour autant jamais tomber dans la  sécheresse ou la brutalité. Sa gestion des plans sonores et la conduite des voix montrent un véritable talent d’architecte qui n’aurait pas pour autant sacrifié l’émotion, avec un toucher lumineux et un rubato suave. Un très beau moment de musique qui augure  bien la saison à venir pour ce concept original et attachant (11 Octobre)

 

Marc Rouvé, 21 octobre 2015

 

 

 

DHARAMSALA (Piano improvisation)

 

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